Pourquoi je voyage toutes les semaines et en quoi c’est vital

C’est devenu une habitude : monter dans un train et se laisser surprendre. Crédits photo : Sud-Ouest.

Parce que la route est plus excitante que la routine.

Me demander pourquoi je pars en voyage toutes les semaines, c’est comme me demander pourquoi je respire. Le voyage n’est pas un à-côté, pas un loisir quelconque qui se surajoute à ma vie : c’est une nécessité. Je dirais même plus : un besoin vital.

Dès que je le peux, c’est-à-dire le week-end, je prends la tangente pour « me noyer d’ailleurs », comme Jean-Jacques Goldman (décidément, encore lui). Beaucoup consacrent leur week-end à retrouver leur famille, à faire du sport, à passer du temps avec leur moitié, à se prendre une cuite ou plus simplement à se reposer. S’il m’arrive, évidemment, de faire l’une ou l’autre de ces choses (sauf la cuite), moi, il me faut voyager. Je dois partir, m’évader de mon cadre routinier pour déambuler dans un endroit inconnu, proche ou lointain, qu’importe.

Nord-sud-est-ouest… L’appel de la route

Maintenant que je peux me déplacer en train de manière illimitée, je m’en donne à cœur joie. Voilà qui ne va pas calmer ma fièvre voyageuse ! Un week-end, vous me verrez bronzer sur une plage de Marseille. Un autre, respirer l’air vivifiant de la côte Atlantique. Un autre, déambuler dans une grande ville de province ou gravir monts et montagnes. Je bénis la SNCF d’avoir inventé la carte TGVmax. Je peux partir n’importe où en France sur un coup de tête sans regarder à la dépense. Le nombre de trajets est sans limite… comme mon envie de bouger et de découvrir.

La carte TGVmax permet de voyager en illimité en France. De quoi avoir envie de partir toutes les semaines !

Pour l’Europe, c’est l’avion. De temps en temps, je me réveille en pleine nuit, chope au petit matin mon vol à Roissy et Orly et atterris deux heures plus tard à Madrid, Copenhague ou que sais-je encore. Puis je reviens le lendemain ou le surlendemain. J’ai fixé pour objectif une destination européenne par mois en moyenne en 2017. Jusqu’à récemment, j’empruntais également le car – ces fameux « cars Macron ». Comme j’arrivais, avec beaucoup de malice, à payer n’importe quel trajet jamais plus de 10€, je me faisais plaisir, forcément. Mais depuis que TGVmax existe, c’en est fini des voyages en car.

Jeunesse éternelle

Pourquoi tant d’enthousiasme ? Comment se fait-il que je ne tiens pas en place, incapable de résister à l’appel de la route ? Sans doute suis-je profondément pascalien. Blaise Pascal écrit dans ses Pensées que « tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer au repos dans une chambre ». D’où le besoin de se « divertir » (divertere en latin, « se détourner »).

Par ailleurs, j’estime que mon âge est le plus propice au voyage. Rappelez-vous le proverbe : « Le voyage forme la jeunesse ». On a encore toute sa vigueur physique et morale pour rouler sa bosse. On a encore peu de responsabilités sur les épaules et donc beaucoup de flexibilité pour aller et venir au gré de ses envies. Il ne faudra pas se plaindre, dans dix ans, quand le boulot, les enfants, etc. vous épuiseront, que vous n’avez pas assez profité de vos belles années. A moins que vous choisissiez, comme je m’y prépare, un emploi qui vous fasse voyager.

Le repos en option

Il n’en a pas toujours été ainsi. Longtemps, le voyage fut pour moi une activité exceptionnelle. Il y a encore quatre ou cinq ans, je ne partais quasiment jamais, ou alors quelques jours dans l’année. Non pas que je manquais de temps, mais d’argent. Chaque trajet représentait un gros investissement pour mon petit budget d’étudiant. Fort heureusement, mon indépendance financière a inversé ce rapport. Grâce à mes fameux bons plans, je peux partir beaucoup, fréquemment… malgré que j’aie moins de temps qu’à l’époque des études (oui, on est souvent en vacances à l’université). Avec le temps, je me suis forgé une culture du voyage et le conçoit avec toujours plus de sagesse.

Les rares fois où je reste à Paris le week-end, ce n’est ni par manque d’inspiration, ni par flemme : c’est simplement pour me ménager et m’accorder le repos que je m’épargne souvent. « Je me calme » dans ma frénésie… histoire d’être plus en forme pour le voyage suivant.

1 comment for “Pourquoi je voyage toutes les semaines et en quoi c’est vital

  1. Sarra B
    18 juin 2017 at 11 h 28 min

    Enfin la réponse à la question que se posent tous les gens qui te connaissent ! Avec tous tes voyages, tu nous permets d’avoir de merveilleuses photos pour rêver 😀

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