La fin de l’école. L’ère du savoir-relation, François Durpaire et Béatrice Mabilon-Bonfils, PUF, 2014

8_ Dire que nous devons en finir avec cette école-là n’est pas une provocation. C’est un acte de confiance en faveur d’une nouvelle éducation, qui placerait au premier plan les valeurs humaines que sont l’entraide, le partage, la solidarité, le courage, le plaisir… Il faut sortir d’une école où se succèdent des tranches horaires sans relations entre elles. Partir d’un projet de formation pour chacun, fournir un encadrement à chacun, suivre les réalisations, encourager en permanence, aider à la recherche des connaissances utiles…

14_Une instruction ministérielle du 4 juillet 1961 rappelle encore que l’éducation civique doit préparer les citoyens au « sacrifice suprême » pour la patrie.

96_ L’OCDE a repris dans les années 1970 la notion – norvégienne puis suédoise – d’ « éducation récurrente ». La formation tout au long de la vie, notion mise en avant par les ministres de l’Education des pays de l’OCDE lors de leur réunion de janvier 1996, est devenue ensuite l’objectif central des politiques éducatives prônées par l’organisation. Dans une publication récente, la direction de l’éducation, de l’emploi, du travail et des affaires sociales souligne que nous sommes entrés dans une « nouvelle ère » où il faut « apprendre du berceau au tombeau » (étude OCDE « Apprendre à tout âge », 1996)

143_ Le site américain Education Futures prévoit la disparition de l’école dans une trentaine d’années. La frise chronologique qui commence en 1657, avec la création du premier manuel scolaire par Comenius, décrit les étapes de cette disparition annoncée. Bien que ce calendrier prospectif soit largement centré sur les Etats-Unis, les évolutions qu’il décrit affecteront l’ensemble de la planète.

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