La presse quotidienne, Jean-Marie Charon, La Découverte, 2004

  • Diffusion quotidiens pour 1000 habitants : 610 en Norvège, 592 en Suisse et 472 en Suède. France = l’un des derniers (156)

  • Quotidiens thématiques => succès !

  • Fin 80’s : L’Express voulait lancer quotidien culturel, mais renoncement

  • 250 quotidiens d’opinion créés de juillet à décembre 1789. Mais en 1811, Napoléon les limite à 5 à Paris

  • Le Petit Journal, par Moïse Millaud : jusqu’à 3 millions exemplaires par jour ! Donc le plus acheté au monde ! Formule = prix très bas, peu politique, peu de pages, faits divers, divertissement

  • Début 80’s, Le Jour, pour jeunes de banlieues et défavorisés. Prix très bas, mais échec

  • Infomatin => même traitement que les gratuits d’aujourd’hui. Mais moyenne de 70 000 lecteurs, alors que rentabilité dès 120 000

  • 1937 : Marie-Claire, par Jean Prouvost => 900 000 à 1,4 millions d’exemplaires. = Précurseur hebdos

  • Succès hebdo par : cadeau à l’abonnement, forte illustration, couvertures, …

  • 70’s : gratuits pour petites annonces et pubs (Le Galibot…). Chute dès 90’s : répression publicitaire ou saturation du marché ?

  • Au Japon : certains titres se vendeur à 13 ou 14 millions d’exemplaires !

  • « Occasionnalité de la lecture » : lecture seulement quand grands événements

  • Les pratiques culturelles des Français = étude du ministre de la Culturelles

  • Jusqu’en 1958, face pénurie de papier : l’État décide pagination et format des quotidiens

  • Ordonnances 1944 : contrôle des journaux politique et généralité seulement. Pas le cas pour presse périodique spécialisée. Les uns sont entretenus par l’État ; les autres fonctionnent comme entreprises

  • De Gaulle refuse de signer ces ordonnances, car trop sévères !

  • Hersant : créé groupe de presse puissance : Le Figaro (1975), France Soir (1976), L’Aurore (1979) => groupe non empêché par l’État

=> Face à cette situation incontrôlable, Mauroy lance nouvelle loi sur presse en 1983

  • Cette loi, promulguée en 1984, reconnaît existence des grands groupes mais peuvent avoir maximum 3 titres nationaux, lesquels ne doivent pas dépasser 15% de la diffusion globale des quotidiens nationaux

  • Loi accusée d’être « anti-Hersant » => débat animé à l’Assemblée, près de 3000 amendements

  • Concentration bien plus élevée en Allemagne ou Angleterre notamment

  • Hersant, même avec 6 milliards de francs, n’est pas gigantesque par rapport aux autres

  • 1988 : achat des Échos par Pearson, déjà proprio du Financial Times => 1ère intervention d’un groupe européen sur le marché français des quotidiens

  • Rédaction = 15-20% des coûts d’un titre

  • Pour réduire coûts = appel pigistes à la place de journalistes titulaires

  • Face à récession : France a plutôt voulu baisser effectifs. Contrairement à l’Italie ou l’Espagne, qui ont augmenté les effectifs pour rendre journaux plus forts et attractifs

  • Fabrication-impression = 20-25%… dont 12% rien que pour le papier, donc quantité varie chaque jour

  • Vente espace pub et frais régie = 8-10%

  • Promo et commercialisation des quotidiens = 1-2% seulement ! On pense que contenu du journal suffit à le faire vendre

  • Distribution = 10-25%

  • Administration = 10-15%. Mais de moins en moins car informatisation des démarches : fiches de paie, …

  • Vente aux lecteurs = 60% des revenus d’un titre. Mais disparités ! Opinions = 90% ; Figaro, Le Monde = 35% ; régionales = 65%

  • Au nom du pluralisme, quotidiens d’opinion sont aidés. Aides = 5% de leur chiffre

  • Concentration => pour limiter coûts, quotidiens régionaux bénéficient des services d’une même agence parisienne. De même : commande papier pour plusieurs titres ; même matos…

  • 33 000 points de vente en France, contre 93 000 en Allemagne. Problème dans horaires d’ouverture : ouvre trop tard pour permettre à quelqu’un d’acheter avant d’aller au boulot ; de même, problème de la faible implantation en banlieue et nouveaux quartiers

  • Diffuseurs perçoivent 18% par exemplaire vendu

  • On pense à réhabiliter les vendeurs à la criée… mais présence interdite près des kiosques

  • De 1970 à 1985, quotidiens multiplient prix par 6 ; magazines par 4 ; indice général des prix par 2,75

  • Solution Angleterre : abaisser prix pour pratiquer concurrence. Lecteurs y changent de titre en fonction des baisses ou offres. Pas cas en France

  • Agriculteurs et retraités : 60% lisent tous les jours ; 45% pour cadres et chefs d’entreprise ; 30% pour ouvriers => Raison est temps disponible !

  • Facteur déclenchant lecture régulière = entrée vie active. Or, elle a lieu de plus en plus tard

  • Pour Hubert Beuve-Méry, pub est un « mal nécessaire »

  • 1777 : 1er quotidien, Le Journal de Paris. Actus, signes avant-coureurs de la Révolution, …

  • 1931 : Paris Soir, Jean Prouvost. Méthodes américaines : couverture et titre attractifs. Mais s’approche de la collaboration, d’où chute en 39-40

  • Quotidiens regroupent la grande majorité de l’ « élite des journalistes » (Rémy Rieffel)

  • C’est dans quotidiens qu’il y a le plus de diversité

  • Beaucoup de régionaux recourent à des non journalistes, lesquels s’estiment cependant bien payés et bien encadrés

  • 1995 : horaires rédac du Monde avancés d’une heure, afin que le journal sorte à 12h, donc 1 à 2% de vente supplémentaire

  • 1994 : on est plus méfiants envers journaux (40%), qu’envers radio (29%) et télé (39%). On se dit : « ça ne s’est pas passé comme ça »

  • Mai 1975 à août 1977 : Parisien libéré perturbé par grèves Camions bloqués et journaux jetés sur chaussée. En cause : ouvriers employés pour nouvelles méthodes fabrication. De 780 000, le titre passe à 310 000 exemplaires suite aux perturbations

  • Surinformation due à la diversité des médias => chacun doit faire en sorte d’être original pour éviter les redites ; privilégier tel ou tel angle..

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