Sociologie de Paris, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, La Découverte, 2014

I / Lire Paris

7_ « Comment expliquer que la municipalité ait pu basculer à gauche en 2001 alors que la composition sociale de la capitale n’avait jamais été aussi peu populaire ? Comment expliquer que la gauche ait pu faire élire, en 2014, la première femme maire de la capitale, Anne Hidalgo, avec 53 % des voix […] ? »

11_ « … numérotation des immeubles mis en place en 1905 : pour les rues perpendiculaires à la Seine, les numéros commencent depuis le fleuve, c’est-à-dire depuis le centre. »

1900 : métro ne dépasse pas les limites de Paris pour « éviter le départ d’une partie des habitants pour une banlieue moins dense, de préserver la valeur de l’immobilier intra muros et donc de favoriser les finances communales. »

16_ Axe du pouvoir : du musée du Louvre à Saint-Germain-en-Laye

 

II / L’attraction de Paris

28_ « La diminution de la densité résidentielle dans Paris n’empêche pas la ville d’être encore la plus dense de France, et l’une des plus denses au monde. Avec 21 370 habitants au km², Paris n’est dépassée que par Levallois-Perret, commune de la banlieue proche (22 000 h/km²). »

32_ Dès 1930, manifestation annuelle des Bretons de Paris pour marquer leur intégration. Image mise à mal par Bécassine, bonne à tout faire ! Idem avec les Chinois du 13e

 

III / Paris, ville capitale

IV / « Gentrification » et déprolétarisation de Paris

65_ « En 1954 encore, 180 000 logements (16 %) avaient l’eau « hors du logement, mais à l’étage », 30 000 (3 %) avaient « l’eau dans la cour » et pour 2 800, il fallait aller chercher l’« eau ailleurs (pompe, fontaine publique, etc.) »

 

V / Paris, ville bourgeoise, ville de gauche ? Les paradoxes électoraux de la capitale

78_ « … la géographie électorale a retrouvé, en 2001 puis en 2008 et en 2014, la ligne de fracture sociale et politique qui oppose l’Ouest bourgeois et l’Est populaire. »

81_ « La gentrification de Paris n’est pas en contradiction avec les évolutions électorales. La position professionnelle et sociale des « bourgeois-bohèmes » est due d’abord à leur capital scolaire et culturel. Ils sont sociologiquement proche des élus de la gauche parisienne. La gauche plurielle, des Verts aux communistes en passant par le gros des troupes socialistes, correspond bien aux préoccupations d’environnement et d’écologie, au souci des droits de l’homme, aux options antiracistes et libertaires sur le plan des mœurs, qui paraissent caractériser les couches sociales qui sont, au fond, la modulation contemporaine des anciens étudiants de 1968. »

82_ « Les initiatives de la municipalité de gauche ont rencontré l’approbation des nouveaux venus dans l’Est parisien. Il en est ainsi des politiques de transport. Elles sont marquées par la volonté de diminuer la place de la voiture avec le développement des transports en commun. »

83_ « Nicolas Sarkozy, alors qu’il était candidat à l’élection présidentielle de 2007, ne s’y est pas trompé en établissant son quartier général rue d’Enghien, dans le 10e arrondissement, dans une zone de brassage social et ethnique intense, prenant ainsi acte des résultats des élections depuis 2001, des changements sociologiques et du poids électoral de cette nouvelle bourgeoisie. »

 

VI / Les enjeux de la mixité

85_ « A Paris, le processus de gentrification s’est accompagné d’un rajeunissement de la population, et d’une augmentation du nombre de ménages d’une seule personne. »

87_ « Le succès du film Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, de Jean-Pierre Jeunet, sorti en 2001, est dû, en partie, au cadre idullique d’une aomable mixité conviviale qui mêle les milieux sociaux, les âges et les origines, dans le quartier des Abbesses, au pied de la Butte Montmartre. »

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