Création d’entreprises innovantes : de l’idée à la start-up, Université de Montpellier

SEMAINE 1

Weblib

  • Créé en 2009. A d’abord ciblé petites d’entreprises avant d’avoir de grands groupes comme Total en clients
  • Accompagnement, aide très disponible en France, pas seulement subventions
  • Concept initial : part du constat que de nombreux lieux publics proposent du Wifi alors que les utilisateurs n’ont pas forcément les équipements (on est en 2009!). D’abord cible : commerces, hôtels, restaurants (CHR) indépendants

Matooma

  • Travaille d’abord dans grands groupes comme IBM, SFR… Responsable des cartes SIM embarquées dans des objets, nouveau poste ! Remarque fossé entre ce que propose les opérateurs et les demandes des clients
  • Se dit alors qu’il faut créer logiciel… Propose à SFR son idée… mais ils la rejettent ! Demande alors à intégrer l’ « essaimage » afin de créer son projet en parallèle. N’a pas crée sa société… par crainte ! Du coup rejoint la société d’un ami avec qui il développe le projet
  • Va voir sa banque pour demander crédit… qu’on lui refuse. D’autant plus qu’il est chômeur et « trop » innovant ! Va donc sur internet et trouve le réseau « Entreprendre » région Languedoc
  • Premiers budgets immédiatement pour créer site (afin d’attirer) clients et pour relations presse

Neylis

  • Bien s’entourer, notamment de mentors. Aventure humaine avant aventure « économique »

The Family

  • 200 start-ups accueillies à Paris
  • Etre entrepreneur, c’est une « décision de vie », pas un métier
  • Défaut : avoir trop de retombées presse et ne fonder son projet que sur cela !

SEMAINE 2

De l’idée au projet

  • L’idée traduit la notion de concept. Structurer son inspiration et en définir les contours. Puis avoir réflexion sur produit ou service potentiel
  • Utilisation de la démarche issue du design définie par Tim Brown, à l’origine du design thinking :
    • désirabilité : qu’est-ce qui correspond aux besoins des consommateurs
    • viabilité : économiquement durable
    • faisabilité : technologiquement réalisable
  • Interdisciplinarité (ci-dessus) se distingue de multidisciplinarité : équipe présente au moins deux compétences clés en adoptant cette logique de design thinking. Ne possède pas forcément toutes les compétences, mais va chercher les manquantes ailleurs, notamment incubateurs
  • Penser large : ne pas chercher solution unique mais accepter la divergence, laquelle va créer des choix
  • Expérimenter, c’est répondre à deux questions : adéquation problème / solution et adéquation produit / marché. Lean startup : expérimenter pour vérifier ou non la validité du concept
    • Produit minimum viable (PMV), sorte de première version simplifiée de notre produit. Dont storytelling ou pitch
  • Penser la croissance, c’est penser la scalabilité : augmenter ses recettes sans augmenter ses dépenses = possibilité de reproduire son modèle

Business model

  • Quel est le besoin auquel le produit ou service répond ?
  • Outil d’expérimentation et d’itération… Le métier de la futur start-up doit pouvoir se résumer en une seule ligne
  • Business model canvas se détaille en 9 blocs :
    • décrire et analyser les ressources et compétences mobilisées
    • générer des idées
    • identifier les interdépendances qui relient les blocs
    • business model pertinents, innovants et performantsInno
  • Deux leviers importants pour qualifier business models :
    • degré de scalabilité
    • caractère difficilement imitable
  • 4 modèles principaux :
    • low-cost : réduction coûts dans toutes étapes de fabrication ou d’exploitation (Ikea, Ryanair…)
    • modèle de l’imprimante : vente d’un produit à prix attractif mais nécessitant des accessoires dont la durée de vie est courte et sur lesquels l’entreprise fait des marges importantes. D’où l’exemple : imprimantes peu coûteuses… contrairement aux recharges !
    • fondé sur revenus publicitaires : exemple de Google (référencement payant, pub ciblée en fonction des recherches des internautes…)
    • freemium : apparu depuis fin années 2000. Service de base gratuit puis options avancées payantes. Cas notamment de Skype, de LinkedIn ou de la plupart des sites de presse. D’où nécessité d’être attractif afin de convertir au premium

SEMAINE 3

Le marketing des start-ups

  • Marché : lieu de confrontation d’une offre et de demande. D’où notion de transaction, d’échange…
    • Consommateurs = marché potentiel = cible
  • Besoin : différence entre un état souhaité et un état perçu, avec un écart important
  • Valeur : utilitaire, affirmation de style de vie ou de rang social, de plaisir…
  • Un service ou un produit sera acquis si valeur globale de l’offre supérieure aux sacrifices consentis
  • Identifier le processus de prise de décision pour adapter la démarche marketing
    • Etude documentaire pour bien connaître l’écosystème de la start-up
    • Etude qualitative et/ou quantitative auprès d’un échantillon de convenance (dont amis, famille et cercle personnel)
  • Plan de marchéage : décliner de façon opérationnelle l’action marketing aved 4P :
    • Produit : solution pour le client
    • Prix : service offert ou payant ? Fixer le prix par approche comptable (= coût + marche), selon la demande de la cible et approche liée au marché
    • Place : définition du ou des canaux de distribution. De masse ou sélective, vente directe ou via grossistes, physiques (point de vente) ou en ligne (pure player)
    • Promotion : mise en place d’un plan de communication. Approche médias, digital, mécènes, partenaires…
  • Utiliser la force des partenaires pour apparaître. Par exemple, Drivy et Tripndrive inconnus jusqu’à ce que Vinci ou SNCF les fassent connapitre. Grand groupe peut donc être partenaire => cobranding !
  • Aujourd’hui, trois grandes familles de médias :
    • ceux qui m’appartiennent
    • ceux que je vais gagner : dont journalistes que l’on convainc
    • ceux que je vais acheter : affichage presse, radio, pub internet…

La veille technologique et concurrentielle

  • Veille = surveillance active d’un secteur, notamment en vue d’anticiper ses mutations
  • 3 étapes :
    • Définition de l’objet recherché : internet, salons, meeting. En particulier veille concurrentielle (concurrents directs répondant aux mêmes besoins que notre service + entrants potentiels, qui pourraient occuper notre futur marché)
    • Collecte d’informations : mettre en place un système de surveillance automatique, notamment si une page est mise à jour ou si des mots-clés sont publiés sur le Web
    • Evaluation de l’information : ne pas oublier de recouper avec plusieurs sources !
    • Organisation et diffusion de l’information : représentation graphique sous forme de carte
  • Intelligence économique : concept proche de la veille et très utile au créateur : « Collecter, analyser, valoriser, diffuser et protéger l’information électronique stratégique, afin de renforcer la compétitivité d’un Etat, d’une entreprise ou d’un établissement de recherche »

L’innovation

  • Innovation se distingue de la concurrence. Elle n’est pas seulement technologique, mais aussi humaine (besoin non satisfait) et marché/business.
    • Peut être aussi émotionnelle si collusion entre humain et marché (exemple : Fiat 500)
    • Ou innovation par usage si collusion entre humain et technologie
    • Ou innovation de process si collusion technologie et marché (exemple : capsules Expresso)

SEMAINE 5

Le seed capital

  • Financement des premières étapes de création d’entreprise

  • Etapes : définir business model, business plan ; avoir constitué une équipe entrepreneuriale adaptée ; présenter le projet et convaincre financeurs

  • Ne pas demander financement avant business model et pitch très clairement définis

  • Trois phases de start-up :

    • maturation : idée au concept ou prototype => business model

    • incubation : du prototype à la preuve => business plan

    • amorçage : développement industriel et commercial => seuil de rentabilité

  • Premières phases du cycle de vie caractérisées par :

    • niveaux importants d’asymétrie d’information

    • risques élevés

    • forte probabilité d’échec

    • difficulté à revendre des parts de capitalInno 2

La levée de fonds

  • Avant d’en demander une, avoir une réserve d’argent pour six ou neuf mois au moins !

  • Aller voir un maximum d’investisseurs. Timing le plus important car un investisseur ne va mettre de l’argent que s’il y a urgence, concurrence possible…

  • S’intéresser aux clients avant les investisseurs

Le crowdfunding

  • Financement par la foule d’un projet en s’appuyant notamment sur les réseaux sociaux

  • Pas seulement source de financement, mais aussi moyen de créer une communauté, des ambassadeurs…

  • 4 modèles de crowdfunding :

    • don

    • contrepartie : reward based

    • prêt : peer to peer lending

    • achat d’action : equity crowdfundingInno 3

  • Deux principes :

    • keep it all : montants reversés même si objectif non atteint

    • all or nothing : montant reversés seulement si objectif atteint

  • Reward-based crowdfunding : la plus réputée.

  • Equity crowdfunding : plus complexe car foule sollicitée en tant qu’actionnaire. Il s’agit souvent de projets dont les phases de démarrage ont déjà été validées

    • Phases : plateforme fait une sélection des projets. Puis la foule vote pour les plus intéressants + échanges importants entre foule et entrepreneur afin de développer un affect positif

Les business angels

  • Acteurs significatifs dans l’apport de ressources de financement dans les étapes du seed capital. Interviennent dans les phases les plus risquées de la mise en place du projet

  • Personnes physiques qui mettent en jeu leur patrimoine personnel. Souvent anciens entrepreneurs. Souvent organisés en réseaux ou associations

  • Plus flexible et plus de relationnel que dans le capital risque

  • Apporte non seulement ressources financières, mais aussi compétences, réseau, formations…

  • Business angels mettent en place avec entrepreneurs une gouvernance afin de minimiser les risques, lui permettre de suivre l’investissement et favoriser la réussite du projet.

  • Sortie du capital lorsque développement arrivé à maturité : vente des actions à d’autres business angels ou à un fonds de capital-risque ; vente des actions à une autre entreprise ; introduction en Bourse