L’entrepreneuriat qui change le monde, ESSEC

SEMAINE 1 : Les parcours – Ils se sont lancés

Anne Roos-Weil / Djantoli

  • 33 ans

  • Association visant à favoriser l’accès des enfants africains (3 000 bénéficiaires) au système de santé et centres de soin

  • Au Mali et au Burkina Faso

  • Équipe de 27 personnes

  • Constat : 1 enfant sur 6 meurt avant ses 5 ans

  • Mère de l’enfant a une carte d’abonnement Djantoli => bénéficie de la gratuité et de réductions de la consultation et des médicaments

  • Est passée par l’ESSEC

Anne Charpy / Voisins malins

  • 47 ans. Estime avoir l’esprit entrepreneur depuis son plus jeune âge car aînée d’une grande fratrie !

  • École de commerce => part au Chili / programme de micro-crédit

Gaël Loric / Log’Ins

  • = Logistique & Insertion
  • Trentaine d’employés en difficulté, personnes en situation d’exclusion
  • 2 millions € de chiffre avec 15 clients

Christian Vanizette / MakeSense

  • 27 ans. De Polynésie Française
  • Fondé en 2010 après un tour du monde. Aider 700 entrepreneurs sociaux à monter et accélérer leur projet => aide par bénévoles et ateliers

Kérima Nicholls / Keri & Care

  • 27 ans, africaine
  • Constat : cheveux crépus, peu d’entreprises en France, sinon trop cher ou insalubre => femmes subsahariennes discriminées car femmes et africaines

Ladislas de Toldi / Leka

  • Formation ingénieur à Cergy-Pontoise
  • Entreprise pour enfants autistes
  • Constat de retard en France de leur prise en charge

Jean-Marc Borello / Groupe SOS

  • Fonctionnaire pendant 10 ans, puis employé entreprises privées pendant 10 ans
  • Entreprise sociale créée il y a 30 ans
  • 700 000 millions d’euros pour 12 000 employés
  • Développement international et aide aux entreprises sociales

La parole aux spécialistes

Déclencheurs

  • On peut découvrir en soi des aptitudes insoupçonnées

  • Déclic par rencontres marquantes (un SDF pour l’un, un entrepreneur pour l’autre, …) soit dans l’enfance soit pendant la période étudiante

  • Épreuves et expériences personnelles

  • 1993 : La Clé pour l’autisme ; créé par le prof car son fils autiste ne pouvait pas être scolarisé

Éléments de cours

  • 1934 : MAIF créé par instituteurs pour assurer leur auto

  • En France, ESS représente 10% du PIB (inclut fondations, mutuelles, assurances, …) ; secteur en banque, santé, service à la personne, environnement

  • Trois principes :

    • liberté d’adhésion

    • gestion démocratique

    • non lucrativité

  • Réponse à deux besoins sociaux :

    • la création de nouveaux services face à des demandes qui ne sont satisfaites ni par le public ni par le privé lucratif

    • intégration économique de personnes défavorisées

SEMAINE 2 :

André Dupon / Groupe Vitamine T

  • Educateur de formation. Rejoint groupe Vitamine T il y a 20 ans. Agit contre l’exclusion dans les quartiers défavorisés, et où se concentrent le chômage, les minima sociaux et les problèmes de mobilité

  • Vitamine T : 3 000 salariés. 50 millions d’euros. Argent public ne représente plus que 11%

  • Estime être (+ ESS) entre le public et le privé

Anne Charpy / Voisin Malin

  • Toquer chez les gens et engager une conversation sur un sujet ou une problématique qui les concerne. Parfois, tout un immeuble peut être mobilisé !

  • Faire connaître, par exemple, carte de transport solidaire à tarif réduit et accompagner les gens dans leurs démarches (ce afin d’endiguer la fraude)

Gaël Loric / Log’Ins

  • 200 000 personnes handicapées sont au chômage en France

  • Logistique, car fondateurs y avaient déjà de l’expérience. De même, expérience de terrain y vaut plus que les diplômes en général

    • Estime qu’il s’agit avant tout d’une entreprise logistique à vocation sociale

Anne Roos-Weil / Djantoli

  • Sensibiliser familles à la prévoyance et à la prévention sanitaire => essentiel pour rendre le service Djantoli plus efficace

  • Rencontre avec chef de centre de santé malien => Djantoli s’intègre donc aux structure locales

  • Familles se rendent trop tardivement vers centres de santé, car barrières fortes dans l’accès aux soins : problèmes financiers avant tout, méconnaissance des tarifs, illétrisme… OR, plus on attend, plus la maladie se développe, plus les soins risquent de coûter cher !

  • Vise surtout villes et zones périurbaines, voire ruraux récemment installés en ville

Jean-Michel Ricard / Siel Bleu

  • Créé en 1997. Mission : changer la vie des gens… par l’activité sportive adaptée ! Spécialisé en maison de retraite

    • + sociabilité, santé, philosophie de vie, … !

Prenons du recul

  • Décrire la réalité telle qu’elle est, non telle qu’on la voudrait => humilité

  • Souvent nécessité d’une immersion, pour mesurer cette réalité

  • Souvent l’entreprise sert d’intermédiaire entre les pouvoir publics et la population. Ex : Voisin Malin, qui comble une certaine rupture de communication avec les politiques…

Hamid Bouchikhi / L’éclairage de l’expert

  • Répondre à un besoin réel plutôt que de créer un besoin nouveau

  • Réussite quand la présence de l’entrepreneur social devient superflue

  • Identifier un besoin commun au plus grand nombre pour réaliser des économies d’échelle

Allons plus loin

  • On dit souvent que la moitié de la solution du problème est formulée dans l’énoncé !

  • Analyse d’opportunité : ne pas le faire, c’est comme prescrire des médicaments sans diagnostiquer le malade !

  • L’entrepreneur a une conviction. Doit répondre à :

    • Quel est le problème ?

    • Pourquoi ce problème ?

    • Quelles sont les causes de ce problème ?

    • Quelle est l’ampleur du problème ?

    • Dans quelle mesure est-il urgent de répondre à ce problème ?

  • Doit aussi connaître les autres acteurs remplissant la même mission : moins l’entreprise est marchande, moins on parle de concurrence

SEMAINE 3 :

Pierre Janicot / The Give

  • Portail de crowdfunding : mettre outils digitaux au service d’un engagement

  • 10 millions de personnes touchées et sensibilisées, si l’on inclut les partenaires

  • Entreprise commerciale : besoin d’investissements digitaux

Lélio Lemoine / Les Marmites volantes

  • Restaurant de quartier qui propose nourriture alternative (responsable, produits de saison et bio, livraison écologique, gouvernance coopérative, …)

  • 5 emplois, mais ouverture d’un deuxième resto envisagé

  • 300 000 euros, avec répartition classique : 1/3 matière, 1/3 personnel, 1/3 frais généraux

  • Commande la veille au soir afin d’éviter le gâchis !

Gonzague de Borde / Soiries du Mékong

  • Entreprise créée en 2008. Distribue foulard en soie créés localement : lutter contre exclusion rurale, où peu d’activité économique ; permet aussi autonomisation des femmes

  • Soiries du Mékong apporte une formation initiale d’un an, puis formation financière (gérer ses revenus, …) et formations annexes pour améliorer vie quotidienne

  • 5 employés en France (surtout distribution), 100 au Cambodge

  • Modèle économique : allier projet social dans région reculée et marque de savoir-faire haut-de-gamme

Anne Charpy / Voisin Malin

  • Modèle économique. Si problème de paiement d’eau dans une résidence, Voisin Malin mobilisée et payée par Veolia pour faire de la sensibilisation auprès des familles (signaler fuite, consommation responsable, …). Si 900 familles et 15 minutes à chaque fois = 600 heures

  • Voisin Malin travaille 12 heures par semaine, donc en complément d’une activité ; horaires souples

Gaël Loric / Log’Ins

  • Recrutement, non selon le CV, mais selon les trous du CV et la motivation ; Log’Ins veut déceler l’étincelle !

  • 80 à 90% d’indépendance financière ; le reste = aide publique

Anne Roos-Weil / Djantoli

  • Modèle économique : cotisation des familles couvrent 30% des coûts locaux des services. Le reste est financé par des dons privés (par individus / crowdfunding et entreprises)

  • Complexités : problème traçabilité de l’argent et des cotisations : vérifier si elles arrivent bien au centre de soins ; travail avec partenaires et non employés, donc aucun pouvoir hiérarchique

Jean-Claude Charlet / Le regard de l’expert

  • Deux erreurs de l’entrepreneur social :

    • confondre consommateur et utilisateur

    • confondre business plan et proposition de valeur

  • Proposition de valeur : délimite le concept ; axé sur la résolution des problèmes de l’utilisateur

  • Avant de penser marché (marketing), savoir si l’usage du service sera pertinent ou non (mais usage ne veut pas dire valeur monétaire : peut être émotionnelle, sociale, …)

  • Design Thinking : méthodologie en vogue dans la Sillicon Valley ; on imagine des solutions, on les teste, on les affine, … Phases :

    • idéation (on cherche des zones de créativité sans a priori)

    • prototypage

    • test

    • lancement

Marie Trellu-Kane / Unis-Cité

  • 41 ans. A créé l’association Unis-Cité à 23 ans

  • 3 constats :

    • notre société a besoin d’une plus forte mobilisation de ses citoyens

    • urgence de confronter plusieurs cultures

    • faire confiance à la jeunesse et à son engagement

  • Solution : proposer aux jeunes un engagement de plusieurs mois

  • 15 régions, 50 villes

  • 190 salariés coordonnent le programme au plan national avec 1 500 jeunes engagés (de tous horizons!)

  • L’un des premiers à proposer le Service Civique ; 25% d’aide publique, 75% d’aide privée

  • 10 500 jeunes engagés depuis 1994

Allons plus loin

  • Etablir une charte, qui constituera une sortie de carte d’identité de l’entreprise

  • Puisqu’elle doit suivre la réalité, savoir réviser les objectifs et les missions au gré des changements. Donc prévoir une pérennité

Prenons du recul

  • Proposition de valeur = réponse concrète et adaptée au besoin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *