Terrorismes, CNAM

SEMAINE 1

Aux origines du terrorisme

  • Aucune définition internationale commune. Notion empreinte d’une forte subjectivité : phénomène complexe, mouvant et multiforme

  • Pour certains historiens, notion « terrorisme » apparaît dès 1793 avec la « Terreur » : Robespierre terrorise ses opposants politiques, lesquels sont exécutés. 1798, apparaît dans dictionnaire de langue française

    • Autrefois donc, Etat était à l’origine du terrorisme. Aujourd’hui, plutôt du fait d’organisation non étatiques

  • « Terrorisme d’Etat » utilisé dans années 70 lors de la guerre froide pour dénoncer répression des mouvements insurrectionnels. Pays de l’Est parrainent mouvements terroristes, la plupart d’origine palestinienne, agissant au Moyen-Orient

  • Différence avec « résistance », qui est plutôt violence légitime dans un pays tyrannique

  • Terrorisme prend toujours pour cible la population ; résistance prend toujours les militaires pour cibles

    • « Le terroriste de l’un, c’est la résistant de l’autre », écrit Jean-François Revel dans Le Terrorisme contre la démocratie

  • Même distinction avec « guérilla », qui désigne groupes constitués et organisés hiérarchiquement à l’origine d’opérations militaires contre cibles étatiques et armées régulières. Ils visent au contrôle physique d’un territoire

Un ou des terrorismes ?

  • Pluriel dans ses motifs : idéologiques, religieux, politiques…

    • Terrorisme politique : vise à reconnaissance d’une communauté (dont Palestine avec Front du Refus, ou FARC en Colombie)

    • Terrorisme séparatiste : agit souvent en liaison avec partis politiques officiels avec « vitrine légale ». Cas de l’ETA en Espagne ou de l’IRA en Irlande, qui ont reçu soutiens extérieurs. Entre 2006 et 2010, sont à l’origine de 85% des actes terroristes ! Par islamistes et extrême droite : quelques % à peine

    • Terrorisme religieux : action « voulue par Dieu ». Particulièrement actif depuis fin années 1970 et révolution iranienne

    • Terrorisme sociétal : imposer une revendication unique (contre avortement, racisme, écologisme…)

De Genève 1937 à l’ONU 2005

  • Société des Nations, ancêtre de l’ONU, s’interroge sur la notion de terrorisme, alors en vogue… SDN signe une convention réprimant le terrorisme : en 1937, deux traités votés mais jamais entrés en vigueur. Définit ainsi : « faits criminels dirigés contre un Etat et dont le but ou la nature est de provoquer la terreur. » Cette convention oblige les Etats à criminaliser ces actes

  • Après attentats aux JO de Munich en 1972, l’ONU réinscrit la question du terrorisme international à l’ordre du jour. Mais aucun consensus ne voit le jour !

    • Des années 60 à 1997, 12 conventions internationales et protocoles additionnels liés au terrorisme sont rédigées à l’ONU sans qu’aucune ne contienne de définition globale du terrorisme

    • Ce n’est qu’un 1997 que le mot terrorisme apparaît clairement dans une convention

    • 2005 : Kofi Annan plaire pour une définition universelle du terrorisme

L’UE et le terrorisme

  • Définition britannique donnée par le Terrorism Act de 2000 : objectif d’intimidation d’un gouvernement ou d’une population afin de promouvoir une idéologie

  • Entre 2009 et 2013, 1 010 attentats recensés (avortés, déjoués ou réussis) dans l’UE, totalisant 38 morts

La vision française du terrorisme

  • En 1986 seulement, outils vraiment efficace permettant à la fois :

    • de mettre en place dispositif opérationnel

    • concilier les principes d’Etat de droit avec la définition de dispositions dérogatoires au droit commun

  • Dès 1992, Code pénal érige actes de terrorisme en infractions autonomes / véritable catégorie d’infraction

  • Terrorisme financier : financement d’une entreprise terroriste constitue un infraction à part entière

SEMAINE 2

Les moyens du terrorisme

  • Peur, principale arme du terrorisme, meilleur moyen de contraindre un Etat toujours en train de se demander QUAND et COMMENT aura lieu l’acte

    • Les terroristes veulent montrer que leur adversaire, l’Etat, n’est pas dans la capacité de protéger sa population et par conséquent il faut changer de système

Les terroristes disent toujours ce qu’ils vont faire

  • Ancrent la peur dans le quotidien et diffusent leurs idées : propagande souvent utilisée

  • Habillage hollywoodien ou jeu vidéo utilisé pour revendiquer attentats, exiger une rançon ou un échange de prisonniers. Egalement lieu de recrutement…

  • D’après Raymond Aron, terroristes utilisent médias car « ils leur offrent un impact psychologique, hors de proportion avec les effets physiques produits et les moyens utilisées »

Les justifications et l’habillage

  • Terroristes, dans leur communication, se présentent comme « justiciers ». Justifient leurs actes par le désespoir et la vengeance, au « au nom de… » quelqu’un

  • Si un groupe terroriste veut montrer que la menace est générale, la victime sera anonyme

Terroriser pour négocier ou ne pas négocier

  • Pour David Fromkin, « la stratégie terroriste atteint ses buts non par l’effet de ses actes mais par la réponse à ses actes »

Recruter

  • Mathieu Guidère, dans son livre Les Nouveaux terroristes, définit trois types de terroristes : ceux animés d’une vengeance, ceux en quête de reconnaissance, ceux qui veulent affirmer leur appartenance

  • Novembre 2014 : loi anti-terroriste bloque sites qui font l’apologie du terrorisme. Et depuis mars 2015, il est très difficile d’y avoir accès malgré contournements

  • Recrutement touche essentiellement les 15-25 ans

Financer

  • Ce qui coûte cher, c’est surtout la préparation, le fonctionnement de préparation, les équipements de communication, les faux papiers, indemnisation des familles des kamikazes… On estime que le 11 septembre leur a coûté 500 à 600 000 dollars

  • Jusqu’en 1989, appuis extérieurs, de grandes puissances, de rançons, de l’impôt révolutionnaire

    • Zakat, aumône obligatoire, peut être détournée. De même que trafics de stupéfiants, d’oeuvres d’art, d’humains…

SEMAINE 3

Assassiner

  • Attaque frontale, sous forme de meurtre, peu utilisée car elle met en péril l’attaquant lui-même. Mitraillage de bâtiments publics, sans tuer personne = spécialité corse !

  • 2011 à Oslo, Breivik fait attentat à la bombe + tuerie sur une île où meurent 69 personnes (mass killer)

    • 2012 : Mohamed Merah, « loup solitaire » méthodiquement préparé

  • L’assassinat collectif, méthode la plus utilisée par la plupart des organisations terroristes, dont l’ETA, groupes nationalistes et islamistes armés

  • 1998, Al-Quïda à l’origine de nombreuses attaques-suicides contre ambassades en Afrique. Ces attaques ont provoqué par ricochets plusieurs dizaines de morts

  • Novembre 2008, à Bombay, dizaine d’attaques terroristes coordonnées par une équipe de nombreux militants pakistannais. Provoque 166 morts et 300 blessés dont 26 ressortissants étrangers. Homicide à la fois politique, symbolique et libérateur. Révélateur de pratiques mises en œuvre par des régimes

  • Autre forme d’assassinat politique : celui de Kennedy

Enlever

  • Moyen d’obtenir une rançon, libération d’un détenu ou pour peser sur décisions des gouvernements étrangers

  • 1987 : Liban prend en otage des Américains en échange de missiles anti-aériens

  • Prise d’otage des JO de Munich en 1972 : le gouvernement allemand, pas du tout préparé à ce type d’attaque, échoue les négociations. Résultat, tous otages et tous terroristes tués. C’est là qu’on réfléchit à création d’unité spéciales

  • Opération Eagle-Claw : échec de la tentative de libération des 53 otages retenus dans l’ambassade américaine de Téhéran, avril 1980

  • 1979, lors du pèlerinage de la Mecque, 300 djiadistes s’infiltrent dans la mosquée en dénonçant l’occidentalisation de l’Arabie saoudite, la dépravation des mœurs de la famille royale et la corruption

  • En Colombie, 2 000 enlèvements par an, 90% d’entres elles étant du fait de guérillas locales

Détourner

  • C’est en 1968, après défaite arabe contre Israël, que le Front de libération palestinien se met à détourner des avions. Avantages : possibilité de fuite, esquive de la police… Aujourd’hui, seuls 1% des actes par cette méthode (5 par an)

  • Piraterie maritime peu liée au terrorisme, plutôt actes crapuleux

Détruire

  • Rue Saint-Nicaise, tentative d’attentat à l’explosif contre Napoléon. Certainement première expérimentation grandeur nature d’un dispositif de ce genre… même si problème de réglage !

  • Ravachol : utilise beaucoup la bombe pendant la Révolution. Finit décapité

  • Arme redoutable car le terroriste peut ne pas être présent sur le lieu de l’attaque

  • Aussi nombreuses explosions en vol. Exemple : l’un a mis des explosifs dans sa chaussure dans un vol Paris-Miami

Le terrorisme nucléaire, bactériologique, radiologique et chimique

  • Après le 11 septembre, courriers contenant des bactéries de la maladie du charbon sont envoyés à des médias et des sénateurs

  • Bombe radiologique mais non nucléaire est plus facilement réalisable : on fait exploser des déchets radioactifs afin de contaminer une zone géographique de radiations

  • Pire attentat du genre, celuu du métro de Tokyo en 1995 au gaz sarin par la secte Aum : 12 morts et 5 000 blessés

Cyber terrorisme

  • Ne renvoie pas seulement à l’informatique, mais désigne un monde complexe, un espace de confusion

  • Aujourd’hui, outils électriques sont plus sensibles que les outils informatiques (devenus très sécurisés). En effet, informatique très gourmande en énergie

SEMAINE 4

La terreur révolutionnaire

  • Deux périodes visibles :

    • fin royauté à la convention nationale en 1792

    • élimination des députés girondins, mai et juin 1793 et élimination des Robespierristes en juillet 1794. Période dite de « grande Terreur » = comité de sûreté générale, Tribunal révolutionnaire puis Comité de salut public (qui contrôle tout l’Etat sauf les finances publiques)

  • Politique de répression par Etat : terrorisme politique se superpose à la répression, dite « sévérité nécessaire »

    • septembre 1793, loi contre les étrangers et loi sur les suspects

    • juin 1794, loi Prairial qui simplifie toutes procédures permettant une série d’exécutions massives jusqu’à la chute de Robespierre le 27 juillet 1794. Attention, contrairement à la croyance populaire, Robespierre s’est bien opposé aux dérives de ses collègues !

Vers la modernité

  • Au XIXe siècle, terrorisme désigne attentats et violences par individus isolés et organisations clandestines CONTRE Etats

    • Malgré préfectures dès 1800 par Bonaparte, police n’arrive pas à prévoir les attentats. Celui rue Saint-Nicaise contre Bonaparte alors en route vers l’Opéra = premier attentat moderne

  • 1852 : Complot de la Reine blanche

  • 1854 : Attentats contre hippodrome et opéra-comique

  • 1855 : Attentat de Pérenchies, alors en route vers Tournai

La mère de tous les terrorismes : Narodnaya Volya

  • Terrorisme russe naît et se développe avec la dynamite. Les milieux révolutionnaires estudiantins lisent « Le cathéchisme révolutionnaire » du nihiliste Serge Netchaïev qui prône l’anéantissement de l’Etat

Les anarcho terroristes

  • Très forte instabilité de la IIIe République (scandales, défaite guerre, …). Plusieurs révolutionnaires vont profiter de ce contexte : les communistes sous influence marxiste et les anarchistes sous influence des libertaires (« Sans Dieu ni maître »)

  • 1893 et 1894 : « lois scélérates » votées suite à la vague d’attentats. Presse anarchiste également punie malgré loi du 1881

  • 24 juin 1894 : Sadi Carnot est poignardé par un anarchiste italien, Caesario. Autres pays touchés par assassinats : Espagne et son Premier ministre, Autriche et son impératrice Elizabeth, l’Italie et son roi Umberto 1er

  • 1911, bande à Bonnot attaque un convoi bancaire et tue l’un de ses employés

    • Clémenceau créé les brigades du tigre / brigades mobiles des polices judiciares

Les révolutionnaires

Zélotes et Haschichins

  • Zélotes s’opposent au recensement voulu par le gouvernement romain, qu’ils considèrent comme un interdit biblique, seul Dieu pouvant compter les âmes + crainte du fisc et de l’impôt « par tête ». Flavius Josèphe leur reproche leur fanatisme. Zélotes aussi appelés « sicaires » du nom de leur poignard, le sica

    • = Représentent, en somme, première organisation terroriste organisée

  • Assassins ou Haschichins (fin XIe siècle) : société secrète de chiites nizaris aux buts politiques et religieux dirigée depuis montagne d’Alamut, à 100 km de Téhéran. Consommeraient haschich, d’où leur nom.

    • Des combattants d’élite organisent des attaques-suicides : voient dans la mort une récompense : faddayins

SEMAINE 5

Décolonisations

  • De 1945 à 1968, les organisations indépendantistes se développent à la faveur de la décolonisation. Terrorisme est alors souvent revendiqué au nom du socialisme

  • 22 juillet 1946 : attentat de l’organisation sioniste Irgoun contre l’hôtel King David en Palestine, contre présence britannique

    • Plan de partage en 1947 et création de l’Etat d’Israël en 1948. Palestiniens estiment que ce partage est illégitime… Situation qui perdure encore

  • 1er novembre 1954 : Toussaint rouge, action du FLN

    • OAS créé en 1961 peu avant putsh des généraux d’Alger, est une armée clandestine qui agit en Algérie comme en métropole française

    • 22 août 1962, attentat du Petit Clamart contre de Gaulle

  • Liens se tissent entre palestiniens et organisations d’extrême gauche comme le Vénézuélien Carlos ou les Cellules révolutionnaires ouest-allemandes

Terrorisme Rouge

  • = anti-impérialiste, marxiste, contre Amérique, sionnisme et Israël

  • Années de plomb en Italie : multiplication d’actions terroristes réalisées aussi bien par néo-fascites que l’extrême gauche

    • 1970, création des Brigades rouges italiennes qui s’éloignent du communisme pour prôner un combat insurrectionnel afin de renverser l’Etat. En parallèle, gauche radicale augmente en s’opposant à la guerre du Vietnam

    • A partir de 1974, nouvelles brigades rouges de Mario Moretti commettent assassinats retentissants, comme celui d’Aldo Moro, plusieurs fois ministre, en 1978

  • Fin 70 en France, naissance d’un terrorisme d’inspiration anarcho-communiste avec le groupe « Action directe » divisé en deux : à Paris et à Lyon

    • En 1986, Georges Besse, PDG de la régie Renault, est assassiné

  • En Belgique, Cellules communistes combattantes particulièrement actives en 84 et 85. Visent essentiellement installations de l’OTAN

Terrorisme mafieux italien

  • Mafia ne veut pas renverser l’Etat mais simplement faire la loi sur leur territoire : Cosa Nostra en Sicile, Camora à Naples, Sacra Corona Unita dans les Pouilles

  • Dans les années 90, forte lutte des juges contre la mafia aidée par les repentis

    • 1993, terrorisme politique afin d’obtenir un compromis avec l’Etat. Attentats contre monuments historiques

    • 1992, Salvator Riina, chef de Cosa Nostra, fait assassiner les deux juges Salvo Lima et Ignazio Salvo, pourtant deux de ses alliés incapables de les protéger. Même année, bombe placée dans canalisations tue Matteo Falcone et son escorte. Coupable d’être juge au-dessus des autres + a favorisé les repentis

Le terrorisme révolutionnaire

  • Terrorisme de gauche inspiré par le Ché. Visent les dictatures mises en place par les USA

  • Pérou, création du « Sentier lumineux » d’abord dans monde universitaire puis villages. En 1981, se lance dans lutte armée. Aurait fait 70 000 victimes en 20 ans

  • En Colombie, les FARC s’opposent à l’Etat depuis les années 60 par des actions de guérilla. Dans les années 90, à l’apogée de leur puissance, elles obtiennent une zone de 42 000 km² où elles installent plantations de drogue nécessaire à leur financement + camps d’entraînement

  • Terrorisme séparatiste irlandais avec l’IRA, créée en 1913. Ulster = activité terroriste ; Sinn Féin = activité politique. Commencent processus de négociation en 1994 qui échoue… L’organisation sera suspendue en 1997 et déposera les armes en 2005

Le terrorisme palestinien / arabe

Ce qu’on droit devoir appeler Al-Qaïda

  • Signifie en arabe la « base militaire ». Le premier nom de l’organisation est Bureau des Services des Moudjahidines, créé en 1981 afin de recruter des combattants pour battre l’Armée rouge en Afghanistan

  • Après la chute de l’URSS et son retrait d’Afghanistan, les USA deviennent la cible privilégiée de ceux qui combattent l’impérialisme occidental. Les USA déclarent la guerre au terrorisme. Parviennent à détruire les centres d’entraînement d’Al-Qaïda… mais d’autres organisations s’en inspirent (sortes de franchises) : Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), en Irak, au Yémen, en Irak…

  • Depuis la chute d’Hosni Moubarak en 2011, l’Egypte est fragilisée par la lutte entre armée et frères musulmans

  • En Tunisie, la chute de l’ex-président Ben Ali en 2011 a crée des poches terroristes sur son sol susceptibles de provoquer des guerres civiles

Daech

  • L’organisation se compose de groupes ayant fui l’armée irakienne, qui ne compte plus que des unités shiites alors que la Califat s’appuie, lui, sur les restes de l’armée de Saddam Hussein et les tribus shiites locales lassées de la corruption et de l’hostilité du régime de Bagdad

  • EIIL diffère des autres structures par : dispositif militaire structuré, organisation pyramidal faisant régner la terreur, bridages aguerries (Lybiens, Tchéchènes…)

    • EL = organisation mercenaire utilisant les moyens du terrorisme, plutôt qu’organisation terroriste car effectifs identiques à ceux de l’armée

 

SEMAINE 6

Kelkal et les hybrides

  • Hybridation : tendance des groupes terroristes à se lancer dans des activités illicites pour leur financement mais aussi comme un but en soi

    • De fait, la frontière s’estombe entre terroriste et criminel de droit commun (exemples : Gang de Roubaix, Khaled Kelkal)

  • Gang de Roubaix : dès 1996, vols dans le NPDC. La plupart des membres a participé à la guerre de Yougoslavie, en 1994-1995, au sein de milices défendant la cause musulmane

    • 29 mars 1996 : le RAID donne assaut au repaire du gang. La veille, tentative d’attentat contre le commissariat central de Lille

Lumpenterrorisme

  • Lumpen terroriste, concept se développe avec Karl Marx et son « lumpen prolétariat ». Caractérisé par absence de conscience de classe

  • Tom Metzger, ancien du KKK, se fait promoteur d’opérations individuelles, attaques contre le système

    • Terme de « loup solitaire » popularisé en 1998 par FBI. Désigne ceux qui agissent hors de toute organisation

Radicalisation 2.0

Le dispositif anti-terroriste français

  • Prévention par services de renseignement

  • Répression par police judiciaire, unités d’intervention, parquets et juges antiterroristes

Les renseignements

  • DGSE, créée en 1982, dépend du Ministère de la Défense. Emploi 6.000 agents. Plutôt organisation d’espionnage déclinée en 5 directions : administration, renseignement, opérations, stratégie, technique

  • DRM, créée en 1992, emploie 2.000 agents. Chargée du recueil d’informations d’intérêt militaire

  • DPSD : 1.000 agents, chargée de protéger les installations, les personnels et les matériels de la Défense contre tout sabotage

  • DGSI : créée en 2014 en remplacement de la DST, a pour mission le contre-espionnage, la lutte contre toutes les activités susceptibles de constituer une atteinte aux intérêts de la nation. 3.000 personnes, à la fois renseignement et police judiciaire

La coopération internationale

  • Interpol, créé en 1923 : Organisation internationale de coopération policière. Fichiers uniformisés à l’international

  • Au sommet mondial de septembre 2005, terrorisme unanimement condamné, donnant lieu à l’adoption d’une stratégie antiterroriste proposant des réponses globales et coordonnées

  • 8 septembre 2006, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution visant à établir une stratégie antiterroriste globale

  • En 2011, création du UNCCT, Centre des Nations Unies pour la Lutte contre le Terrorisme

  • Février 2002, création de Eurojust situé à La Haye : lutte contre les formes de criminalité transnationale

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