Investissement dans la santé mentale: bienvenue


La santé mentale n’est pas une destination, c’est un processus. Et le processus pourrait être considérablement facilité si la province offrait un traitement approprié en temps voulu.

Comparés aux autres secteurs du système de santé, les Manitobains atteints de maladie mentale font face à des défis considérables: la stigmatisation publique, un cadre de soutien souvent complexe pour les soins de santé mentale et une pénurie de spécialistes en santé mentale.

Il y a aussi d'autres obstacles. Certains traitements, tels que les soins psychiatriques, sont couverts par Santé Manitoba. D'autres, comme les séances avec un psychologue ou un ergothérapeute, ne le sont pas.

Les maladies mentales les plus courantes, telles que la dépression, l’anxiété et d’autres conditions très restrictives, imposées aux Manitobains sont lourdes. Cela peut inclure une incapacité à demander de l'aide ou des tentatives d'auto-médication par le biais de drogues ou d'alcool.

Les Manitobains atteints de maladie mentale font face à divers défis, dont la stigmatisation publique, un cadre de soutien souvent complexe pour les soins de santé mentale et une pénurie de spécialistes en santé mentale. (Fichiers Artur Szczybylo / Dreamstime)

La maladie mentale affecte les Manitobains de tous les horizons, amplifiant dans certains cas les effets du chômage et de la pauvreté. Il peut être difficile pour la famille et les amis de savoir comment aider ou défendre le bien-aimé de leur proche. Et une fois que les patients ont été référés à un professionnel de la santé mentale et / ou ont reçu un diagnostic, les temps d'attente pour obtenir un traitement peuvent signifier que la situation s'aggrave avant que la personne reçoive un traitement.

Le Manitoba n’est pas seul. Un rapport publié par Santé mentale pour enfants Ontario a révélé que les jeunes de cette province attendent plus d’un an pour obtenir des services. Le rapport ajoute que les conséquences sur les aidants naturels pourraient entraîner une perte de plus de 400 millions de dollars pour l’économie de l’Ontario, en raison de la perte de travail et de l’absentéisme.

Selon une estimation de 2016 du Conference Board du Canada, l’effet économique de la dépression sur l’économie du pays s’élevait à 32 milliards de dollars.

Les solutions aux problèmes de santé mentale ne sont pas simplement une question de plus d’argent pour les services – bien que cela aide certainement. Tout le monde n'a pas d'assurance supplémentaire pour les services de santé mentale non couverts par Santé Manitoba.

Et même si un programme national d’assurance-médicaments améliorerait l’accès aux médicaments pour les personnes souffrant de troubles anxieux, de TDAH ou de dépression, ces traitements médicamenteux sont mieux administrés avec un suivi médical et thérapeutique à long terme.

La ministre des Familles du Manitoba, Heather Stefanson, a récemment annoncé un nouveau financement de 8,7 millions de dollars pour des initiatives liées à la santé mentale et à la toxicomanie, en partie pour aider les jeunes exploités sexuellement. (Dossiers de la presse libre de Winnipeg)

La ministre des Familles du Manitoba, Heather Stefanson, a récemment annoncé un nouveau financement de 8,7 millions de dollars pour des initiatives liées à la santé mentale et à la toxicomanie, en partie pour aider les jeunes exploités sexuellement. (Dossiers de la presse libre de Winnipeg)

Le Manitoba, cependant, prend des mesures dans la bonne direction. Le temps d'attente moyen pour voir un psychiatre au Manitoba est de six à neuf mois. le gouvernement du Manitoba a promis plus tôt cette année d'augmenter le nombre de psychiatres exerçant dans la province. (En 2017, 179 psychiatres exerçaient au Manitoba.)

Un programme de résidence à Brandon espère y parvenir, même si le nombre de psychiatres diplômés de l’Université du Manitoba est passé de 21 en 2013-2016 à 37 au cours des trois dernières années.

Plus récemment, la ministre de la Famille, Heather Stefanson, a annoncé un nouveau financement de 8,7 millions de dollars pour des initiatives liées à la santé mentale et à la toxicomanie, en partie pour aider les jeunes exploités sexuellement.

Ces initiatives devraient aider à identifier et à répondre aux besoins en matière de santé mentale de nombreuses personnes qui ne reçoivent aucun traitement et pourraient ainsi sauver des vies.

Il faut féliciter la province pour ses initiatives qui ciblent les lacunes du système de soins de santé mentale. Cependant, il en faut plus.

La maladie mentale n'est pas un choix, mais le rétablissement l'est. Les personnes qui choisissent de se rétablir devraient trouver que le Manitoba offre de l'espoir grâce à des services adéquats et rapides.